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Riopelle, Jean-Paul - Abstraction
Estimate:
CA$800 - CA$1,200
Sold
CA$600
Live Auction
Art canadien - Canadian Fine Art
ARTIST
Riopelle, Jean-Paul
Description
Riopelle, Jean-Paul (1923-2002)
Abstraction
Eau-forte sur papier vélin d'Arches, numérotée en bas à gauche épreuve d'artiste EA III/III , sceau de l'Éditions Maurice Felt, Dinard en bas à droite.
Né en 1923 à Montréal, Jean-Paul Riopelle représente, de par ses explorations visuelles uniques, un pilier majeur de l’histoire artistique canadienne. Très tôt, Riopelle commence les cours de dessin, avant de rentrer à Polytechnique pour satisfaire les attentes de sa famille. Il n’y reste pas deux ans et rentre à l’École des Beaux-Arts. Une nouvelle fois, il n’y fait qu’un court séjour, se sentant limité par un enseignement aux exigences académiques trop rigides. C’est ainsi qu’il est invité à rejoindre l’École du Meuble, où il fait la rencontre de Paul-Émile Borduas, son professeur et mentor, auprès de qui il réalise ses premières œuvres abstraites. Il évolue aux côtés de collègues et amis du mouvement qui, à partir de 1946, porte le nom d'automatiste. C’est ensemble qu’ils signent le manifeste Refus global, en 1948, dont Borduas rédige le texte et Riopelle réalise la couverture. Durant cette période politiquement sombre et figée au Québec, les idées libératrices sur l’art dérangent. Les grands esprits créatifs, tels que celui de Riopelle, se sentent alors limités. De nombreux signataires s’envolent à l’international vers de grandes métropoles artistiques, New-York ou Paris, leur permettant de faire circuler leur vision, pour le moins extrême, de l'art.
Son arrivée à Paris marque un véritable tournant dans la carrière de Riopelle, il commence à créer librement et développe son propre style. Sa première exposition solo se fait en 1949, à la Galerie La Dragonne à Paris, accompagnée de son premier catalogue d'exposition avec un texte poétique d'André Breton. S’en suivent de nombreuses expositions à travers l’Europe, de la France, l’Italie et l’Espagne, à l’Angleterre ou encore la Suède. Il construit sa renommée et gagne le soutien de personnalités influentes du monde de l’art, entre artistes, galeristes, critiques et historiens. En 1962, il représente le Canada à la Biennale de Venise et se voit remettre le prix de l’UNESCO. Il enchaînera ensuite pendant près de 30 ans expositions dans de prestigieuses galeries à l’international et rétrospectives dans de grands musées.
En 1990, il rentre au Québec. En 1991, c’est le Musée des beaux-arts de Montréal qui lui consacre une rétrospective, à l'occasion de l'inauguration du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais. Tout au long de sa carrière, son ambiguïté quant à son processus créatif a rendu délicat l’établissement d’un véritable fil conducteur à travers son art; il explore les différentes disciplines et crée une expérience hors du commun pour les spectateurs, qui continuent de se fasciner pour l’énigmatique Jean-Paul Riopelle.
Dimension:
18" x 22"
45,7 x 56 cm
Rapport de condition:
Tâches de rousseur
-------------
Riopelle, Jean-Paul (1923-2002)
Abstraction
Etching on Arches wove paper, numbered on lower left Artist Proof EA III/III, seal on lower right Riopelle, Éditions Maurice Felt, Dinard
Born in Montreal in 1923, Jean-Paul Riopelle's unique visual explorations make him a major pillar of Canadian artistic history. Riopelle began drawing classes at an early age, before returning to Polytechnique to meet his family's expectations. He didn't stay for two years, however, and returned to the École des Beaux-Arts. Once again, he only stayed a short time, feeling limited by the rigid academic requirements of the teaching. He was invited to join the École du Meuble, where he met Paul-Émile Borduas, his teacher and mentor, with whom he produced his first abstract works. He worked alongside colleagues and friends in the movement that, from 1946 onwards, became known as Automatiste. Together they signed the Refus global manifesto in 1948, for which Borduas wrote the text and Riopelle designed the cover. During this politically dark and frozen period in Quebec, liberating ideas about art were disturbing. Great creative minds, like Riopelle's, felt limited. Many of the signatories flew off to the great artistic metropolises of New York and Paris, enabling them to circulate their vision of art, which was extreme to say the least.
His arrival in Paris marked a real turning point in Riopelle's career, as he began to create freely and develop his own style. His first solo exhibition took place in 1949 at Galerie La Dragonne in Paris, accompanied by his first exhibition catalog with a poetic text by André Breton. Numerous exhibitions followed across Europe, from France, Italy and Spain to England and Sweden. He built his reputation and won the support of influential figures in the art world, including artists, gallery owners, critics and historians. In 1962, he represented Canada at the Venice Biennale and was awarded the UNESCO prize for his work.
For almost 30 years, he exhibited in prestigious international galleries and held retrospectives in major museums. In 1990, he returned to Quebec. In 1991, the Montreal Museum of Fine Arts devoted a retrospective to him, to coincide with the inauguration of the new Jean-Noël Desmarais pavilion. Throughout his career, Riopelle's ambiguity about his creative process has made it tricky to establish a true thread running through his art; he explores different disciplines and creates an extraordinary experience for viewers, who continue to be fascinated by the enigmatic Jean-Paul Riopelle.
Dimension:
18" x 22"
45,7 x 56 cm
Condition Report:
Foxing spot
Abstraction
Eau-forte sur papier vélin d'Arches, numérotée en bas à gauche épreuve d'artiste EA III/III , sceau de l'Éditions Maurice Felt, Dinard en bas à droite.
Né en 1923 à Montréal, Jean-Paul Riopelle représente, de par ses explorations visuelles uniques, un pilier majeur de l’histoire artistique canadienne. Très tôt, Riopelle commence les cours de dessin, avant de rentrer à Polytechnique pour satisfaire les attentes de sa famille. Il n’y reste pas deux ans et rentre à l’École des Beaux-Arts. Une nouvelle fois, il n’y fait qu’un court séjour, se sentant limité par un enseignement aux exigences académiques trop rigides. C’est ainsi qu’il est invité à rejoindre l’École du Meuble, où il fait la rencontre de Paul-Émile Borduas, son professeur et mentor, auprès de qui il réalise ses premières œuvres abstraites. Il évolue aux côtés de collègues et amis du mouvement qui, à partir de 1946, porte le nom d'automatiste. C’est ensemble qu’ils signent le manifeste Refus global, en 1948, dont Borduas rédige le texte et Riopelle réalise la couverture. Durant cette période politiquement sombre et figée au Québec, les idées libératrices sur l’art dérangent. Les grands esprits créatifs, tels que celui de Riopelle, se sentent alors limités. De nombreux signataires s’envolent à l’international vers de grandes métropoles artistiques, New-York ou Paris, leur permettant de faire circuler leur vision, pour le moins extrême, de l'art.
Son arrivée à Paris marque un véritable tournant dans la carrière de Riopelle, il commence à créer librement et développe son propre style. Sa première exposition solo se fait en 1949, à la Galerie La Dragonne à Paris, accompagnée de son premier catalogue d'exposition avec un texte poétique d'André Breton. S’en suivent de nombreuses expositions à travers l’Europe, de la France, l’Italie et l’Espagne, à l’Angleterre ou encore la Suède. Il construit sa renommée et gagne le soutien de personnalités influentes du monde de l’art, entre artistes, galeristes, critiques et historiens. En 1962, il représente le Canada à la Biennale de Venise et se voit remettre le prix de l’UNESCO. Il enchaînera ensuite pendant près de 30 ans expositions dans de prestigieuses galeries à l’international et rétrospectives dans de grands musées.
En 1990, il rentre au Québec. En 1991, c’est le Musée des beaux-arts de Montréal qui lui consacre une rétrospective, à l'occasion de l'inauguration du nouveau pavillon Jean-Noël Desmarais. Tout au long de sa carrière, son ambiguïté quant à son processus créatif a rendu délicat l’établissement d’un véritable fil conducteur à travers son art; il explore les différentes disciplines et crée une expérience hors du commun pour les spectateurs, qui continuent de se fasciner pour l’énigmatique Jean-Paul Riopelle.
Dimension:
18" x 22"
45,7 x 56 cm
Rapport de condition:
Tâches de rousseur
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Riopelle, Jean-Paul (1923-2002)
Abstraction
Etching on Arches wove paper, numbered on lower left Artist Proof EA III/III, seal on lower right Riopelle, Éditions Maurice Felt, Dinard
Born in Montreal in 1923, Jean-Paul Riopelle's unique visual explorations make him a major pillar of Canadian artistic history. Riopelle began drawing classes at an early age, before returning to Polytechnique to meet his family's expectations. He didn't stay for two years, however, and returned to the École des Beaux-Arts. Once again, he only stayed a short time, feeling limited by the rigid academic requirements of the teaching. He was invited to join the École du Meuble, where he met Paul-Émile Borduas, his teacher and mentor, with whom he produced his first abstract works. He worked alongside colleagues and friends in the movement that, from 1946 onwards, became known as Automatiste. Together they signed the Refus global manifesto in 1948, for which Borduas wrote the text and Riopelle designed the cover. During this politically dark and frozen period in Quebec, liberating ideas about art were disturbing. Great creative minds, like Riopelle's, felt limited. Many of the signatories flew off to the great artistic metropolises of New York and Paris, enabling them to circulate their vision of art, which was extreme to say the least.
His arrival in Paris marked a real turning point in Riopelle's career, as he began to create freely and develop his own style. His first solo exhibition took place in 1949 at Galerie La Dragonne in Paris, accompanied by his first exhibition catalog with a poetic text by André Breton. Numerous exhibitions followed across Europe, from France, Italy and Spain to England and Sweden. He built his reputation and won the support of influential figures in the art world, including artists, gallery owners, critics and historians. In 1962, he represented Canada at the Venice Biennale and was awarded the UNESCO prize for his work.
For almost 30 years, he exhibited in prestigious international galleries and held retrospectives in major museums. In 1990, he returned to Quebec. In 1991, the Montreal Museum of Fine Arts devoted a retrospective to him, to coincide with the inauguration of the new Jean-Noël Desmarais pavilion. Throughout his career, Riopelle's ambiguity about his creative process has made it tricky to establish a true thread running through his art; he explores different disciplines and creates an extraordinary experience for viewers, who continue to be fascinated by the enigmatic Jean-Paul Riopelle.
Dimension:
18" x 22"
45,7 x 56 cm
Condition Report:
Foxing spot